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Comment libérer les somatisations responsables de douleurs, lésions et pathologies ?

Dernière mise à jour : 9 avr.

Nous venons de le voir dans l’article précédent, il est essentiel de prendre en compte ce mécanisme en triade : environnement extérieur, système nerveux, le corps physique. Mais regardons de plus près comment il fonctionne.



libérer les somatisations


Comment l’être humain gère-t-il les informations internes et externes ?


Au cours de l’évolution des premiers organismes pluricellulaires, il est apparu, dans l’ordre, des récepteurs membranaires, un système moteur primitif et ensuite un système nerveux qui est venu organiser l’information entre les différentes structures de l’organisme.


Cet ordre d’apparition est à prendre en compte dans la compréhension de la gestion de l’information. L’évolution de ces organismes en êtres plus complexes que nous sommes a permis l’apparition de récepteurs plus subtils et spécialisés que sont nos sens. Ils sont tous ouverts à l’extérieur permettant à l’environnement de pénétrer notre corps et d’y faire entrer une multitude d’informations qui va être accueilli par notre système nerveux.

Il est communément admis cinq sens qui sont le toucher, le gout, l’odorat, l’ouïe et la vue ; mais il existe bel et bien un 6 sens qui sont en lien avec notre système viscéral dans son ensemble, et non pas que l’intestin, comme le suggèrent certains ouvrages. 



Libérer les somatisations


Si vous êtes attentif à vos variations de sensations corporelles, vous avez pu constater que vous ne ressentez pas la même chose, que vous soyez en ville ou à la campagne, dans une maison ou une autre, en compagnie d’une personne ou d’une autre. Ces différences sont induites par l’influence de cet environnement sur votre corps, au-delà de ce qui peut être perçu par les cinq sens. Cette influence existe, qu’on ne la perçoive ou pas, même si elle ne fait pas consensus bien entendu.


Si nous l’abordons du point de vue de la physiologie, il existe toute une partie du système nerveux qui gère la sensation viscérale appelée intéroception (réception de l’intérieur). Ce système est notamment régi par le cortex préfrontal, au niveau du gyrus cingulaire et celui de l’insula, au niveau des tempes. C’est comme s’il s’agissait d’un sens ouvert sur tout notre monde intérieur.


Nous avons donc une multitude d’informations externes et internes qui sont alors reçues et gérées par notre système limbique, grand régisseur des informations émotionnelles.

Une fois ces informations traitées, nous apportons une réponse plus ou moins rapide et plus ou moins pertinente.


C’est la programmation interne, propre à chacun d’entre nous qui nous donne un jugement personnel d’une situation et des mécanismes de réponses préétablis. Certains d’entre nous sont affectifs, d’autres entreprenants, d’autres relationnels, certains orateurs, cérébraux où encore conciliants.

Ainsi, malgré des informations extérieures qui varient en permanence, nous apportons toujours le même type de réponse que nous modulons plus ou moins avec le temps. Ainsi, certains chercheront à concilier, d’autres à vouloir imposer leur avis, d’autres fuirons le conflit ou la situation, d’autres encore se réfugieront dans leur monde intérieur.


Ces habitudes de comportements préétablies confortent l’individu dans sa zone de confort alors que la réponse apportée n’est pas toujours adaptée.

Hormis ces habitudes automatisées, nous pouvons également voir une personne autrement qu’elle peut être en réalité. Par exemple, nous pouvons percevoir un individu gentil alors qu’il ne l’est pas forcément. De même, nous pouvons avoir confiance en quelqu’un qui n’est pas fiable, ou encore chercher la conciliation avec quelqu’un qui cherche le conflit.


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Ce mécanisme est-ce qu’on appelle l’effet miroir. Cela signifie que le filtre de notre réalité intérieure se superpose à la réalité de l’autre, nous amenant à interpréter et donc nous tromper partiellement. Pour autant, la majorité des êtres humains ne sont pas complètement enfermés dans leur bulle, à l’inverse des personnes présentant des troubles du spectre autistique (TSA) qui ont majoritairement un filtre intérieur dominant, les empêchant de juger et donc de produire une réponse adaptée à leur environnement.


Qu’est-ce qui entraine le stress à l’origine d'une somatisation ?


Toutes ces incompréhensions créent un stress dans le système nerveux, augmentant la sécrétion d’hormones de stress comme la cortisone. C’est le système limbique qui maintient ces informations actives, mais c’est aussi lui qui entretient une réponse neurovégétative et musculosquelettique par l’intermédiaire du tronc cérébral et du cervelet. 

Ce mécanisme entraine une adaptation corporelle, mais aussi des comportements et actions qui peuvent entretenir l’incompréhension. Si, par exemple, nous ne répondons pas à la tristesse ressentie dans une situation quelconque, cette information va être entretenue dans le corps, entrainant des réactions physiologiques en lien direct avec l’émotion.


Si l’information reçue est trop forte, c’est-à-dire qu’un certain seuil de tolérance est dépassé, on parlera alors de somatisation. L’origine du traumatisme pouvant être émotionnelle, mentale, physique où encore toxique.

Cette somatisation s’installe de façon permanente dans le système nerveux, entrainant une adaptation corporelle, elle aussi, permanente.


Nous pouvons alors aisément comprendre que tous les traumatismes vécus au cours de la vie, dès le plus jeune âge, sont accumulés et rajoutent des contraintes sur le corps et le système psychique, créant progressivement un terrain de plus en plus déséquilibré et fragile.

Alors, il en va de soi qu’une très grande tristesse n’aura pas le même impact qu’une petite peine. Tout simplement parce que l’information entrante n’étant pas de même nature, la réponse du corps n’est également pas la même.


Comment se crée le traumatisme ?

Le mécanisme que nous venons de décrire défini la nature même de la pathologie ou du trouble. Une des clés de la compréhension des divers troubles et pathologies se situe là.

Si nous n’arrivons pas à comprendre la pathologie et la guérir, nous pouvons prendre le chemin en sens opposé et lire à partir du trouble et savoir comment l’individu a vécu un stress.


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Le “comment” est primordial puisqu’il fait le trait d’union, le lien entre le terrain intrinsèque de l’individu, à savoir son schéma émotionnel, et ce qu’il a vécu, autrement dit la situation, le contexte et les faits qui ont induit la stimulation dans le corps.

Il faut par ailleurs comprendre dans ce mécanisme que la même information traumatisante va induire des réponses différentes entre les individus puisque leur terrain est différent. Par exemple, un traumatisme peut entrainer un trouble cardiovasculaire pour l’un, un trouble sur l’estomac pour l’autre.


Ceci complexifie la lecture et peut donc être source de beaucoup d’erreurs d’interprétation. Nous ne pouvons donc pas simplifier l’interprétation des maux par des situations prédéfinies.

Il s’agit plutôt de corréler un mal avec un ressenti émotionnel qui est à mettre en lien avec une situation contemporaine à l’apparition du trouble.

Prenons un exemple simple et très fréquent qui est l’eczéma.

Physiologiquement, il s’agit d’une perte de substance cutanée (destruction de la peau) induite par un dérèglement immunitaire qui entraine la sécrétion de cytokines. 


Mais qu’est-ce qui induit ce dérèglement ?

Il est admis une prévalence familiale et donc génétique, mais j’ai pu pour autant observer qu’avec le Processus Neurolink, nous pouvions régler des manifestations d’eczéma, parfois de longue date, et parfois de grande ampleur, sans pour autant toucher la génétique, ni travailler directement sur la sécrétion de cytokines.


Alors, que se passe-t-il réellement ? 

En réalisant une lecture en sens inverse, c’est-à-dire du symptôme à la cause, nous pouvons l’analyser tel qui suit :

La peau étant un organe de contact, la perte de ce contact, réel où symbolique (autrement dit la perte de relation suite à une séparation, un éloignement ou un décès, par exemple), doit être compensée, dans le cas où cette souffrance n’a pas été correctement gérée. Ainsi, en détruisant sa peau, cela permet à l’individu de diminuer la barrière qui le sépare de l’autre et ainsi retrouver le contact qui lui a manqué.


Alors bien entendu, toutes les séparations n’entrainent pas de l’eczéma, puisque nous l’avons dit plus en amont, cela est à corréler avec le terrain émotionnel de l’individu, à savoir son terrain intrinsèque. 

La somatisation induite par le stress de la séparation va alors bloquer la réponse et donc entrainer la pérennité de l’eczéma.



Avec le Processus Neurolink, nous avons pu traiter en une seule séance un eczéma généralisé chez un enfant de quatre ans qui en était couvert depuis sa naissance. La somatisation créée par la naissance avait été vécue comme une perte de contact avec sa maman (induit par le terrain émotionnel). Cette dernière avait absolument tout essayé pour traiter l’eczéma de son enfant, sans résultat probant. 



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Comment fonctionne le Processus Neurolink et en quoi est-il très efficient ?

Le protocole exercé dans le cadre du Processus Neurolink permet de rappeler au cerveau la présence de ce stress afin qu’il résolve la problématique, a permis d’enlever la mémoire limbique, et donc la réponse du cerveau sur le corps.

L’eczéma a disparu quelques jours plus tard et n’est réapparu que légèrement, deux ans après, à la suite d’une perte de contact avec la maman lors d’un événement trop stressant pour l’enfant.

Afin de résilier une problématique, quelle qu’elle soit, il ne faut pas seulement se rappeler au bon souvenir de l’évènement quand cela est possible, il faut aussi permettre au système limbique de réintégrer l’information de manière complète. Cela ne peut se faire que par une réactivation de la sensation vécue au moment de la création de cette mémoire émotionnelle, en mettant le cerveau dans des dispositions particulières. 


En effet, nous pouvons avoir systématiquement peur des chiens et donc vivre la même émotion sans jamais pouvoir s’en libérer. Pour qu’il en soit autrement, il faut que le cortex préfrontal puisse réguler l’information, c’est-à-dire la rendre consciente pour ne plus l’entretenir dans les aires limbiques.

Certaines techniques comme l’EMDR où l’hypnose permettent d’accéder à ces mémoires. Malheureusement, ces techniques ne permettent pas de régler de façon suffisamment significative les troubles et pathologies.

L’intensité et la complexité de l’information vécue fait que le système nerveux ne peut se défaire aussi facilement de ces mémoires et il faut donc aller plus en profondeur dans la thérapeutique pour libérer plus facilement et engendrer des résultats plus probants. 


Comment le Processus Neurolink agit sur le cerveau ?

Si nous considérons la physiologie de l’intégration de l’information qui se fait durant le sommeil, nous devons prendre en considération les mécanismes du sommeil et donc les modifications d’activités cérébrales induisant des modifications d’ondes cérébrales.

Le cerveau passe par différents stades durant le sommeil : le lent, léger, le lent profond et le paradoxal. Lors du traitement, il s’agit d’induire ce mécanisme afin de permettre, au cerveau, de plonger uniquement dans sa mémoire traumatique. 

Les travaux préliminaires que nous avons réalisés durant l’exécution du Processus Neurolink nous révèle que le système nerveux manifeste des ondes thêta, delta et en dents de scie très rapidement après l’exécution du protocole. 

Cela permet au cerveau de réactiver toutes les structures limbiques impliquées dans le traumatisme et ainsi de le rendre conscient.  Ce qui, par la même occasion, efface la réponse corporelle et donc le trouble ou la pathologie.


Il n’est pas facile de comprendre la physiopathologie, sinon cela ferait très longtemps que la médecine ne serait là que pour traiter de la traumatologie physique. Les facteurs créant les troubles et pathologies sont plurifactoriels, complexifiant l’analyse.


Avec le Processus Neurolink, nous avons accès au schéma intrinsèque de l’individu, de manière objective. Cela permet de corréler le terrain de l’individu avec les évènements contemporains à l’apparition du trouble et ainsi d’avoir accès aux mémoires limbiques. Cela permet également de relier les pièces du puzzle de tous les facteurs du champ bio psychosocial et d’influencer une grande variabilité de tableaux cliniques.


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