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Comment retrouver le sommeil ?

Dernière mise à jour : 14 août 2023


Nous passons la quasi-moitié de notre vie à dormir. Ce temps utilisé, à ne rien faire, est essentielle à notre existence. En effet, après 20 jours de privation de sommeil environ, nous mourrons (expérience faite sur les rats), alors que nous pouvons passer plus de 30 jours sans manger… Cela montre l’importance du sommeil.




Si nous avons tous connu des nuits paisibles et récupératrices, elles sont rares puisque les troubles du sommeil touchent 50 % de la population.

Ce chiffre est en augmentation depuis l’apparition du Covid, allant jusqu’à 71 % (Baromètre CoviPrev - Santé Publique - octobre 2022).


Les différents troubles du sommeil


Quand on pense à troubles du sommeil, nous faisons généralement allusion à toutes les difficultés d’endormissement, où les insomnies. Mais il en existe beaucoup plus. Nous pouvons les classer en trois catégories.


Les sommeils agités

Le sommeil agité est un sommeil qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est récupérateur. Il peut se manifester par de courts réveils durant la nuit, sans difficulté à se rendormir, une activité onirique où des mouvements nocturnes importants. Ce type de sommeil est très souvent observé chez les enfants et adolescents. D’ailleurs, on entend fréquemment les parents dire que “l’enfant fait le tour du lit et que c’est un vrai champ de bataille”.


Il existe aussi le somnambulisme qui permet une activité motrice pouvant aller jusqu’à se déplacer dans la maison et avoir une vie nocturne.

Parfois, nous pouvons cumuler plusieurs paramètres simultanés dans un sommeil agité.


Les sommeils inversés

Les inversions de rythme du sommeil se manifestent toujours par des difficultés d’endormissement. Ils sont très fréquents et ce sont qui affectent le plus, car ils diminuent la quantité de sommeil.

Néanmoins, la part de sommeil effectuée est tout de même récupératrice, mais ne sera malheureusement pas suffisante.


Ces troubles se manifestent soit par un recul de l’heure du coucher, l’individu restant habituellement tard devant la télé, à lire ou à réaliser toutes sortes d’activités.


Nous pouvons aussi observer des réelles difficultés à s’endormir, pouvant mettre de 30 minutes à une heure, et même jusqu’à plusieurs heures. Les personnes disent souvent qu’elles ne s’endorment pas avant 1 h où 2 h du matin.


Dans la même catégorie, nous retrouvons les difficultés à se rendormir. Ici, les personnes vont se réveiller au milieu de la nuit et vont manifester de grandes difficultés à replonger dans les bras de Morphée. Parfois, si le réveil est matinal, les personnes se lèveront alors pour commencer leur journée vers 5/6 h.


Les sommeils non-récupérateurs

Enfin, les sommeils non-récupérateurs qui, comme leur nom l’indique, ne régénèrent pas l’organisme, malgré un sommeil, d'apparence récupérateur, puisqu’il est lourd et ne manifeste pas de difficultés particulières à l’endormissement, il n’a eu aucun effet. Les personnes ont des difficultés à émerger, à se lever. Il y a également une sensation de fatigue matinale.

Avec ce type de sommeil, l’organisme s’épuise littéralement, et des périodes de longs repos où de longues vacances n’y changent rien.



Le mécanisme du sommeil


Comment le sommeil est-il généré, comment se met-il en place dans notre cerveau et à quoi sert-il ?


Le sommeil fait partie intégrante de notre cycle circadien, c’est-à-dire quotidien, et fait donc partie de notre physiologie. Il est donc absolument nécessaire. Notre corps est parfaitement organisé, autour de plusieurs systèmes, pour le mettre en place dans de bonnes conditions.


Un des premiers mécanismes est induit par la luminosité perçue par l’œil. Celle-ci augmente le matin avec l’aurore et entraîne une diminution du taux de mélatonine, une hormone sécrétée par le cerveau qui permet l’endormissement.

Inversement, avec la baisse de luminosité, à partir de 17 h environ, son taux augmente progressivement pour atteindre son maximum vers 2 h/3 h du matin.

Nous comprenons qu’avec une exposition à la lumière artificielle des écrans le soir, nous décalons cette sécrétion et ainsi notre qualité de sommeil.


Comment le sommeil peut-il être généré pour les non-voyants, puisqu’il n’y a pas de modification de luminosité ?


Il existe un réseau d'éveil qui, une fois activé, est entretenu par les stimulations internes et externes. L'endormissement est la résultante d'un mécanisme généré par les mêmes régions cérébrales que l'on peut appeler système anti-éveil.

En effet, les neurones à sérotonine stimulent une région du cerveau antérieur (aire préoptique) qui synthétise une ou des substances qui, en bloquant le réseau de l'éveil (voie thalamo-corticales), permettent au réseau du sommeil de fonctionner. Ce mécanisme entraîne une coupure d’alimentation consciente du cortex cérébral.

Ce système anti-éveil est un processus de régulation prédictif qui est situé à un carrefour stratégique contrôlant différentes fonctions vitales : thermorégulation, faim, reproduction, etc. intégrant l'état fonctionnel de l'organisme afin de déclencher le sommeil avant son épuisement. Cela s’effectue à un moment précis du nycthémère indiqué par l'horloge biologique.


Les thalamus, impliqués dans ce réseau, sont 2 noyaux cérébraux qui font relais dans l’information limbique vers le cortex, c’est-à-dire la partie avec laquelle nous réfléchissons.

Ils alternent, dans leur action de mise en sommeil du cerveau, induisant à tour de rôle cette inhibition.

C’est le même mécanisme que celui déclenché par les anesthésiants, lors d’une opération !


C’est aussi ce mécanisme qui est perturbé dans les troubles du sommeil mentionnés plus haut. Le thalamus est une zone carrefour de l’information limbique, un relais qui la dirige vers les autres centres nerveux.

Lorsque les informations émotionnelles sont trop perturbantes, trop fortes, en d’autres termes que nous sommes stressés, cette région thalamique subit trop de stimulation et se retrouve perturbée dans son rôle de déclencheur du sommeil.


Quelles sont les conséquences du manque de sommeil ?


Le manque de sommeil, ainsi qu’une mauvaise qualité de sommeil se répercutent sur beaucoup de mécanismes.


Par conséquent, en plus de la fatigue, nous pouvons observer :


- des déficits d’attention,

- de l’irritabilité,

- des fluctuations de l’humeur,

- des dérèglements hormonaux,

- l’augmentation du risque de crise cardiaque et d’AVC,

- l’affaiblissement du système immunitaire,

- une élévation de la pression sanguine,

- une augmentation du risque d’hypertension si le manque de sommeil devient chronique,

- une augmentation du risque de diabète et d’obésité,

- des hallucinations,

- des troubles de la personnalité,

- de la paranoïa,

- des trous de mémoire,

- des difficultés d’apprentissage et de mémorisation.


Tous ces troubles impactent d’autres mécanismes. L’irritabilité va influencer le relationnel, la concentration, les tâches quotidiennes comme les tâches professionnelles. Cela engendre également une baisse immunitaire avec des maladies infectieuses qui vont encore affaiblir notre organisme.

Et cette boucle est sans fin !


Se libérer d’un mauvais sommeil est donc essentiel.


Comment agir sur les troubles du sommeil ?


Il existe différentes méthodes afin d’agir sur le sommeil. La plus répandue est la voie médicamenteuse, mais celle-ci crée une accoutumance et une perte d’efficacité dans le temps. Et comme tous les traitements médicamenteux, il y a des effets collatéraux.

Il existe aussi des méthodes de visualisation, de méditation ou encore des applications qui tendent à apaiser le système nerveux afin de déclencher le sommeil.

Ces solutions fonctionnent globalement bien, mais ces voies doivent être répétées au quotidien, ce qui rend fastidieux le processus à long terme, ne laissant pas la place à la spontanéité de nos soirées !


Enfin, il existe une voie par laquelle nous pouvons déprogrammer l’émotion qui vient déranger notre thalamus et ainsi redonner l’équilibre du sommeil tant recherché.

Il s’agit du Processus Neurolink qui permet une déprogrammation pérenne.

En déprogrammant les mémoires émotionnelles qui tournent en boucle dans l’inconscient de l’individu, le mécanisme de réactivation permanente s’apaise.

Il existe différents niveaux émotionnels dans lesquels nous pouvons agir, et certains sont plus faciles que d’autres à traiter.

De nombreuses mémoires émotionnelles qui influencent le sommeil peuvent être engrangées au cours de la vie.


Grâce au Processus Neurolink, le praticien peut nettoyer ces mémoires. En fonction de l’origine des troubles du sommeil, nous pouvons les régler aussi bien en une séance que progressivement, et ce aussi bien chez le bébé, que chez l’adulte. Bien entendu, une personne d’un certain âge demandera généralement plus de séances qu’un jeune enfant, mais cela reste tout à fait possible.


Il existe donc des solutions pour améliorer la qualité de son sommeil et préserver, ainsi, sa qualité de vie et son bien-être.






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